Comment
dimensionner des réseaux de télécommunication quand on ne connaît
ni le trafic à venir, ni l'état du réseau ? Comment un GPS peut-il
proposer un bon trajet quelles que soient les conditions de
circulation ? C'est à ce type de problèmes complexes que répondent
Virginie Gabrel et ses coauteurs, en proposant des modèles robustes
et des algorithmes de calcul.
En
recherche et développement, les décisions stratégiques sont
souvent le résultat de conjectures et de calculs complexes. La
logique qui a longtemps prévalu consistait à donner aux paramètres
incertains (par exemple, le niveau de la demande des clients dans le
futur) une valeur prévisionnelle unique, plausible, en fonction de
différents scénarios (optimiste, pessimiste, réaliste, etc...).
Différentes approches ont ainsi été développées : la
logique du "pire cas", encore utilisée aujourd'hui,
propose au décideur averse au risque la solution qui évite les
pertes au maximum. Elle a tout son sens quand il s'agit de vies
humaines, par exemple. Le modèle du "regret maximum"
consiste à choisir la solution la moins mauvaise par rapport à une
solution optimale.
La suite dans le n°13 de Dauphine Recherches, paru en octobre 2013
La suite dans le n°13 de Dauphine Recherches, paru en octobre 2013

Article rédigé pour Business Digest